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Titre du blog : Mario Bergeron, romancier du Québec
Auteur : Marioromans
Date de création : 01-01-2016
 
posté le 13-06-2020 à 02:38:54

Maturité ?

 

 

 

Au début des années 90, j'ai écrit un court roman intitulé Les Fleurs de Lyse, ressemblant aux précédents, sauf que l'histoire se déroulait à Trois-Rivières, ce qui allait m'aiguiller pour tous les récits à naître au cours de cette décennie. Ce texte, modifié, fera partie du roman publié portant le même titre.

 

 

 

Trois éléments déclencheurs allaient changer ma façon de créer des romans. 1)- L'achat d'un ordinateur. Ne rigolez pas! Car avant, quand il y avait une faute, il fallait se servir du liquide correcteur blanc dégueu... L'ordinateur m'a permis de revoir et revoir mes textes, de les améliorer sans cesse. 2)- Mon inscription à l'université. Alors, je n'avais jamais autant lu et écrit de ma vie, avec rigueur. 3)- Les microfilms d'anciens journaux locaux qu'on pouvait consulter à l'université. C'est grâce à eux que les romans alors créés allaient être pleins de références véritables à la vie socio-historique au 20e siècle. Je n'ajoute pas un 4 pour la publication des romans ? Non, car même sans mise en marché, je les aurais composés tout de même. Une publication, c'est une flatterie pour mon ego. Rien de plus.

 

 

 

Après le petit texte de 1990, j'ai situé une histoire à Trois-Rivières après le grand incendie de 1908. C'est alors qu'est apparu le personnage Roméo Tremblay. Un second livre se concentrait sur sa soeur Jeanne et c'est à ce moment que j'ai décidé d'une série, créant le roman manquant pour la période précédant l'incendie. Ce sera Tremblay et fils, le premier roman en "vrai livre."

 

 

Je n'ai pas beaucoup de sympathie pour le roman intitulé Le Petit Train du bonheur (Non coupable pour ce titre stupide) car il ressemblait trop à mes textes de jadis. Par contre, avec le suivant, Perles et chapelet, il y avait davantage de défis et d'originalité. 

 

 

Tout était mieux élaboré, entre autres des recherches dans les microfilms pour situer avec réalisme mes histoires. Ensuite : la préparation de plans de rédaction, ce que je ne faisais guère auparavant. De plus, j'avais décidé, dès le départ, que je changerais d'approche de roman en roman.

 

 

 

Les publications m'ont aussi aidé à m'améliorer, grâce au bon travail des correctrices (et du correcteur!) Leurs observations étaient sans cesse pertinentes et j'ai toujours respecté leur beau travail. J'ai beaucoup appris grâce à ces femmes (et à ce mec!)

 

 

 

Allant de l'avant, j'ai eu la certitude que je m'améliorais, entre autres avec la seconde série Tremblay, dont seulement deux textes seront publiés à ce jour.

 

 

Ces dernières années, je suis quelque peu sorti de l'idée de faire de ma ville mon décor, j'ai créé plusieurs romans sans dialogues, ou avec dialogues avec seulement quatre interventions. Les romans de 2010 à aujourd'hui, de plus, sont tous plus courts. Avec le recul, plus tard, je me rendrai peut-être compte qu'il s'agit d'une autre étape de mon cheminement.

 

 

 

Une chose est certaine : il n'y a jamais eu de routine. Oh, parfois, quelques textes que j'aimais moins, mais je me rendais tout de même à destination, car, comme au temps de Jenny de Manchester, j'apprends toujours à écrire en écrivant sans cesse.

 

 

 

 

Mes romans favoris, chez les publiés : Contes d'asphalte. Ce sera formidable, Gros-Nez le quêteux.

 

 

 

Mes romans favoris non publiés : Les secrets bien gardés, la série Grand-Regard, puis Une journée une rue cent personnages.

 

 

 

 

 

Le plus beau compliment reçu en cours de route. Au début de ma relation avec l'éditeur Marcel Broquet, l'homme m'avait dit : "Vous êtes un écrivain professionnel."

 

Commentaires

Marioromans le 13-06-2020 à 06:26:45
Depuis le jour 1, je fais des sauvegardes à chaque jour. D'abord sur des disquettes, puis sur des CD, puis des USB, cela en double.


Oui, je suis content des romans non publiés que je nomme. Je pense que ce sont mes meilleurs, mais je doute de les voir en livre un jour, car ce sont des textes sans dialogues. Les éditeurs détestent la chose, mais j'essaie quand même. Grand-Regard est en cours de lecture chez un éditeur depuis quelques mois. Ces gens avaient été tentés à deux reprises. Alors...
johnmarcel le 13-06-2020 à 04:34:15
L'ordinateur : L'écrivain Philippe Djian en avait un. Un jour, bug ou mauvaise manœuvre de sa part, il a perdu tout le travail du roman sur lequel il travaillait. Depuis je pense que ça s'est arrangé.

Les non-publications : Une amie m'avait écrit que les meilleurs écrits sont ceux qui restent au fond d'un tiroir.