Mario Bergeron, romancier du Québec

posté le 17-05-2018 à 19:14:53

Corrections

Les séances de corrections d'un manuscrit, en vue d'une publication, peuvent prendre diverses formes. Je les ai vécues par la voie du papier, avec des notes écrites en rouge dans la marge. Puis par courriel et, enfin, à mes yeux la plus efficace, par téléphone.

Il y a les corrections grammaticales et d'orthographe, mais de ce point de vue, je ne me suis pas frotté souvent à ces cas. Comme j'ai indiqué dans un autre article, quand un manuscrit déborde de ce type d'erreurs, les éditeurs ne le lisent pas. Par contre, j'ai parfois eu à me frotter à la syntaxe.

 


 
 
posté le 13-05-2018 à 07:23:14

La méchanceté

Un extrait de La splendeur des affreux. Nous sommes en 1810. Étienne est un jeune homme bossu et très laid et qui, de plus, a un défaut d'élocution. Petit, il a vécu séquestré et battu par son père. Après le décès de sa mère, pendue injustement par un chef de garnison militaire anglais, le pauvre Étienne est adopté par le même Anglais, pris de remords, qui lui confie la tâche de garçon d'écurie. Méprisé par la population des Trois-Rivières, Étienne ne sort guère de son écurie, développant un grand amour pour les chats et les chevaux.

À l'adolescence, l'Anglais met tout en oeuvre pour qu'Étienne apprenne un véritable métier : maréchal-ferrant. Le garçon veut surtout être considéré amicalement par tout le monde, être un homme normal, lui qui a vécu sans cesse sous les insultes et les moqueries. Parmi ses désirs : rencontrer une jeune fille plaisante. La chose est arrivée, mais pour une fille gentille, Geneviève, promise à un garçon tout autant aimable.

 


 
 
posté le 10-05-2018 à 22:24:49

Résumé : Le destin de Jeanne

LE DESTIN DE JEANNE

RÉSUMÉ :

La peintre Jeanne Tremblay, alcoolique et indisciplinée, arrive à Paris pour retrouver son amie Sweetie, avec qui elle avait fait les cent coups au cours des années 1920. Le bonheur des retrouvailles ne dure pas longtemps, Sweetie se rendant compte que Jeanne est de plus en plus incohérente et ne semble pas vouloir remettre sur rails sa carrière de peintre lui ayant apporté une certaine gloriole, quelques années plus tôt. De plus, la crise économique de la décennie 1930 n’aide pas les deux amies à vivre décemment. La vie est alors faite d’imprévus et d’expédients leur permettant à peine de se nourrir et de se loger. Jeanne arrive tout de même à produire quelques toiles de qualité, à exposer à deux reprises, mais elle semble davantage intéressée à fréquenter les bistrots où elle joue les pique-assiettes pour se faire payer des consommations. Sweetie forme un groupe de jazz avec des musiciens noirs américains réfugiés et songe de plus en plus à retourner en Amérique, la vie devenant impossible en compagnie de Jeanne. Celle-ci refuse de l’accompagner et se retrouve seule à Paris, sans le sou.
 


 
 
posté le 07-05-2018 à 07:52:52

Écrire à la main

J'écris à la main. Cela a souvent étonné le public des salons du livre et je leur répondais toujours la même chose : "Je ronge très bien mes stylos, mais je n'ai jamais tenté de me casser les dents sur un clavier d'ordinateur." C'est ainsi que j'ai commencé à écrire et je respecte ma tradition. Un stylo sur une feuille de papier, c'est physique, même si ma calligraphie est une catastrophe et que j'ai parfois du mal à me relire.

Il y a des éléments qui sont présents sur tous mes brouillons. Par exemple, la date et le lieu où un segment a été écrit. Dans le cas illustré ci-haut : le 6 septembre 2002 à 15 heures 10, au Torréfacteur (C'est le nom d'un café de Trois-Rivières) Le titre était Lesiècle du modernisme. Il a été changé pour Ce seraformidable par VLB Éditeur. Ci-bas : le même texte, en copie montée, c'est à dire avec la forme que tout ça prendra quand le livre sera assemblé. Arrachez-vous les yeux à comparer. Peu de changements.

 


 
 
posté le 05-05-2018 à 07:59:23

Mon roman secret

J'ai créé mon premier roman en 1972 et il avait comme titre Le récit de nos seize ans. Comme j'avais aimé les personnages, j'avais décidé de poursuivre, sous le titre de Jenny de Manchester, puis de Horizons. Tout était improvisé. Malgré les incroyables maladresses de ce texte, ses passages douteux, je sais que j'ai appris à écrire des romans à cause de cette saga, qui a cependant diminué avec la décennie 1990. Par contre, en 2005, j'ai décidé de recommencer, sous le titre Horizons, mais avec mon expérience de romancier publié et en rendant tout ça plausible. C'est d'ailleurs la dernière chose ce que je fais chaque nuit, avant de me mettre au lit. À ce jour, le roman a 1936 pages. Peu de choses, car la première mouture en comptait plus de 10,000.

Je ne vous ferai pas un résumé de tout ce que contient ce texte, mais révéler que le couple en vedette en 1972, Bucky et Jenny, a toujours sa part du lion. Ce texte est mon loisir et n'est pas destiné à une publication. D'ailleurs, je ne le fais lire à personne. Voici tout de même un extrait.