Mario Bergeron, romancier du Québec

posté le 12-12-2018 à 07:07:37

Bilan : Gros-Nez le quêteux

Après les frustrations relatives au précédent éditeur, j'ai de nouveau obéi au conseil de Pauline Gill : ne pas envoyer de manuscrit, mais des résumés des histoires et la présentation des caractéristiques de chaque texte. Comme je l'ai fait pour une vingtaine de romans, ceci a provoqué de l'indifférence, une colère, mais beaucoup de curiosité.

Cependant, mon entrée chez Marcel Broquet a donné lieu à une situation un peu loufoque. L'homme me téléphone une fin d'avant-midi et dit qu'il désirait publier mon roman. Au singulier ? Je lui demande lequel. Il me répond : celui avec la religieuse enseignante. J'ai alors réalisé tout de suite qu'il n'avait pas vu l'enveloppe de ma démarche et qu'il répondait à une demande faite trois années plus tôt. "Mais ce livre est sur le marché, monsieur." Silence et embarras de l'homme, qui me demande si j'en ai d'autres en réserve. Je lui en ai envoyé quelques uns.

 


 
 
posté le 07-12-2018 à 06:48:16

Bilan : Les bonnes soeurs

Après la mésaventure avec VLB, il y a eu une impasse dans mes recherches. En 2012, je me rends au salon du livre de Trois-Rivières, mais comme visiteur. Je ne croyais pas que cela m'attristerait autant. Ne plus être derrière un stand! J'y croise la romancière Pauline Gill, à qui je raconte tout. La femme se montre bonne à mon endroit, me donne quelques conseils, dont celui de ne plus envoyer de manuscrits, mais des courts résumés de mes romans disponibles, avec une description des caractéristiques. Sur un bout de papier, elle écrit : "Éditeurs réunis." Je ne savais pas qui étaient ces gens. "Ils sont très ouverts", de préciser Pauline. Dans les deux cas, cela a fonctionné...

... Sauf que ces gens ne seraient pas du tout ouverts. J'en ai vu de toutes les couleurs! Voyant le nombre de résumés, ces personnes semblaient certes intéressées à me considérer, mais ils refusaient texte sur texte, sous prétexte que... il y avait trop d'hommes, dans mes romans. Si, si.

 


 
 
posté le 24-11-2018 à 07:11:28

Bilan : Ce sera formidable !

Entre Des trésors pour Marie-Lou et l'acceptation du manuscrit de ce roman, il s'est passé six années, dont deux silencieuses de ma part, car je travaillais sur ma thèse de doctorat. J'avais certes été frustré quand la premier éditeur m'avait dit ne plus jamais vouloir lire quoi que ce soit de ma part et  je m'étais mis en tête de lui prouver son tort en étant accepté par un important éditeur.

J'avais en tête VLB, parce que je connaissais l'éditeur, croisé lors de salons du livre et qu'on s'entendait bien. C'était aussi le cas avec la romancière Pauline Gill, vedette VLB. J'ai cependant mis trois années de démarches et envoyé trois manuscrits, dont Le Pain deGuillaume, qui sera publié plus tard par un autre éditeur.

 


 
 
posté le 18-11-2018 à 07:12:52

Bilan : Des trésors pour Marie-Lou

Le dernier roman de la série Tremblay, du moins pour le 20e siècle de Roméo. Hors le premier de la série, les autres ne suivent pas les sentiers battus. Cependant, celui-ci emprunte des sentiers vraiment peu battus. Le texte répondait à un plan de rédaction extrêmement précis et rigoureux. Le personnage Roméo ne parle pas : il écrit. La première partie est à la fois à la première personne (Marie-Lou) et à la troisième (moi-même). Les seuls dialogues sont entre bibi et Marie-Lou. La plupart du temps pour nous engueuler. Enfin, comme dans la partie 2 de Contes d'asphalte, il n'y a pas de chronologie, si bien que Marie-Lou peut passer de 17 ans à 8, puis continuer à 12. D'ailleurs, bien que les parties soient thématiques, il n'y a pas de séparateurs pour les chapitres. La seconde partie, concentrée sur Isabelle, est ma première expérience de roman sans dialogues. Ceci semble complexe, mais je crois que le tout coule avec émotion et drôlerie.

 


 
 
posté le 12-11-2018 à 07:24:38

Bilan : Les Fleurs de Lyse

Ce roman est une bande dessinée, avec des personnages et des situations volontairement caricaturales. Il est aussi, pour la série Tremblay, mon effort le plus masculin. Oh, il y a certes des roses le long de la route, mais les personnages vedettes sont des bleus. C'est aussi mon roman rock & roll. Je l'aime beaucoup, mais pas dans sa forme publiée, qui me rappelle des mauvais souvenirs.

Pour la première fois, l'éditeur a chialé. Son droit, notez bien, car après tout, c'est son produit. On m'a reproché l'aspect voyou trop prononcé de Baraque Bordeleau et les liaisons trop abruptes de la seconde partie. J'ai dû apporter des modifications, assez rapides, mais qui avaient retardé la mise en marché et qui auraient pu m'empêcher de participer aux deux salons du livre les plus lucratifs : à Trois-Rivières et en Abitibi. J'ai réussi à gagner ce point et je me sentais en mauvaise position pour aboyer car ils changaient encore le titre, pour une mauvaise idée. En effet, le personnage Lyse n'apparaît que dans la seconde partie, après 300 pages. Le vrai titre représentait le contenu entier du roman : Cheveux longs et cheveux gris. Bien sûr, quand je suis redevenu propriétaire de mon texte, j'ai remis les choses en place.