Mario Bergeron, romancier du Québec

posté le 15-10-2018 à 06:50:04

Secrets de création

Ce que vous voyez, je l'ai fait pour la plupart de mes romans et obligatoirement pour tous ceux de  la série Tremblay. Celui-ci était pour Ce sera formidable. Dans la colonne de droite, il y a l'année. Puis, en haut, les noms des personnages de la famille en cause, avec leurs âges selon l'année. Ceci est important pour situer certaines actions, qui sont, par exemple, logiques pour une personne adulte, mais pas pour une autre adolescente. Cette feuille était insérée dans le machin que je transporte, avec les feuilles du roman.

 


 
 
posté le 12-10-2018 à 05:34:51

Le roi des cadeaux : secrets

Mais où trouvez-vous votre inspiration, m'sieur Bergeron ? Le roi des cadeaux est une version romancée d'un travail de recherche dans le cadre d'un de mes cours universitaires. Le Palace, de Trois-Rivières, était un cinéma qui a ouvert ses portes au début de la grande dépression des années 1930, cela dans un quartier ouvrier fauché par le chômage. Les propriétaires font donc appel à un vétéran des salles montréalaises, réputé pour relancer les salles en difficulté : Alexandre Sylvio.

La vie du Palace a duré l'équivalent de deux années, de 1930 à 1932. Pour le travail,  j'ai consulté toutes les pubs de la salle, pris en note les événements qui s'y sont déroulés et, ce faisant, je me suis rendu compte que Sylvio, son adjoint Eddy Gélinas et les comédiens de vaudeville (Ti-Pit, Fifine et Ti-Phonse) étaient d'extraordinaires personnages de roman. La pub, contrairement à celles des autres salles, était fabriquée localement par Gélinas et Sylvio lui-même, ayant recours à de l'argot et ayant le sens de la formule. Il se surnommait Le roi des cadeaux, parce que les tirages (de nourriture, entre autres) représentaient sa façon d'attirer le public.

 


 
 
posté le 09-10-2018 à 06:55:57

Les premiers mots d'un roman

Voici une anecdote véritable, qui s'est déroulée à Ville-Marie en 2001, dans le cadre du salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue. Une femme dans la soixantaine, à l'air sévère, approche et je lui offre ma salade, quand soudain elle me coupe la parole : "Monsieur, une chose que je trouve insupportable, c'est le langage joual dans les romans québécois!" Alors, elle prend  Contes d'asphalte et je savais très bien quels étaient les premiers mots. Ceux-ci :

"Mademoiselle Tremblay, allez-vous être capabe de faire la classe comme y faut"

 


 
 
posté le 07-10-2018 à 18:20:23

Mario et Nuit blanche

Nuit Blanche est la revue littéraire la plus en vue, au Québec. Je dois dire que ces gens, particulièrement le journaliste Laurent Laplante, ont été aimables à mon endroit. J'ai eu droit à trois critiques, un article de fond sur ma série Tremblay, puis je me suis senti très flatté quand ils m'ont réclamé un  texte dans le cadre de la chronique "Le livre jamais lu." Ceci m'a permis d'avoir mon nom sur la page couverture.

Je crois que je leur ai offert un bon texte de qualité, dont je me sens toujours fier. Lord Durham était un homme haut placé dans le gouvernement de Londres, dépêché au Québec après les révolutions ratées de 1837-38 pour enquêter sur la situation de cette colonie et adresser des recommandations pour assimiler la population francophone du Canada à celle parlant anglais et se prosternant devant Londres. C'est un texte incontournable de l'histoire du 19e siècle, mais je ne l'ai jamais lu.

 


 
 
posté le 05-10-2018 à 05:47:21

Max et les enfants

Max est gros, vieux et laid. Il fait peur au enfants! Mais plusieurs adorent le monsieur, sachant qu'il se montre généreux et gentil. Max est propriétaire d'une tabagie sur le chemin des écoliers et le lieu rayonne d'un comptoir à bonbons. Nous sommes en 1967 et voici l'amour de Max pour les petits. Un extrait de Quand ons'aime bien tous les deux.