Mario Bergeron, romancier du Québec

posté le 29-03-2018 à 22:26:44

Extrait : Rachel veut du lait

Le champion pour le plus long titre de mes romans : Les enfants, Rachel et Jackie Robinson : un été 1946 inoubliable à Montréal. Au cours de l'automne 1945, Branch Rickey, des Dodgers de Brooklyn, brise la barrière reaciste du baseball en faisant signer un contrat à un jeune Noir du nom de Jackie Robinson. Comme initiation et période d'apprentissage, Robinson est assigné à la principale filiale des Dodgers : Les Royaux de Montréal.

L'athlète et sa jeune épouse Rachel, enceinte, s'installent dans un quartier résidentiel de Montréal, où ils sont les seuls Noirs, les seuls protestants et les seuls Anglophones. Les gens du quartier sont fiers de savoir que le couple habite dans leur environnement. Deux enfants mettent tout en oeuvre pour devenir amis des Robinson. Marie et Paul sont mariés et parents d'une poupée du nom d'Irène. Paul croit que les Robinson parlent français, à cause des noms Jackie (Jacques) et Rachel, et le Robinson prononcé comme dans Robinson Crusoé.

 


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posté le 27-03-2018 à 21:58:26

Les bibliothèques de l'Abitibi

En Abitibi-Témiscamingue, il y a une bibllothèque dans tous les villages. Le salon du livre annuel devient, pour les responsables, une occasion idéale pour faire leurs achats annuels. Alors, la direction des salons met à leur disposition des paniers, comme on en voit dans les supermarchés. Alors, les personnes remplissent leur panier de livres. C'est le seul lieu où un salon offre ce service.

Les journées pour les bibliothèques sont les jeudi et vendredi. Pour les auteurs, c'est une occasion unique de faire de bonnes ventes. Il suffit de présenter le plus récent roman et les responsables hésitent peu, surtout quand l'auteur dédicace son bouquin à la population du village.

 


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posté le 26-03-2018 à 05:23:32

L'imagination de Martin

Contes d'asphalte (Années 1950) fait partie des romans dont je me montre très fier, depuis toutes ces années. La seconde partie se concentre sur un petit-fils de Roméo Tremblay : Martin. Celui-ci admire son grand-père et il va de soi que l'homme adore l'enfant. Pourquoi ? Les deux ont beaucoup d'imagination. Les chapitres sont thématiques et suivent un schéma pareil. Ils se terminent par un conte narré par Roméo, sur le thème choisi. Ils débutent par une histoire que se raconte Martin, avec tout autant d'imagination et de drôlerie. Dans l'extrait que je vous propose, Martin devient un explorateur de l'époque de la Nouvelle-France. Voici !

 


 
 
posté le 24-03-2018 à 21:08:09

La série Tremblay

Je parle souvent de la série Tremblay. Qu'est-ce que c'est ? En 1993, j'ai écrit un roman intitulé Entre deux enfers, à propos d'un jeune homme, Roméo Tremblay, entre l'incendie de Trois-Rivières, en 1908, et sa participation à la guerre 14-18. J'avais décidé de poursuivre avec un livre concentré sur Jeanne, soeur de Roméo. C'est alors que j'avais décidé de décrire le 20e siècle de la famille de Roméo, qui sera centenaire. Alors, j'avais élaboré les plans et grandes lignes d'autres romans.

En 1997, tout ceci intéresse l'éditeur JCL, me promettant de publier la série entière. Pour nous résumer à six livres, chacun des volumes contiendra deux romans. Au moment où le premier tome a été publié (Printemps 1998), les six livres étaient rédigés, minus quelques ajouts. C'est alors que j'ai décidé d'aller plus loin : remonter l'arbre généaologique jusqu'à la Nouvelle-France.

 


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posté le 22-03-2018 à 07:06:15

Émotion maternelle

Il arrive que j'écrive des scènes de roman qui me remuent les tripes. Aux relectures, je me demande si c'est bien moi qui ai écrit une telle chose. C'est le cas de l'extrait que je vous présente.

Nous sommes autour de 1762, dans une Nouvelle-France conquise par les Anglais. La société de l'époque était avant tout paysanne. L'été devenait le moment pour savoir si les gens allaient manger pendant l'hiver. Pas d'insectiside, à l'époque ! Alors, il y avait un risque de voir des insectes ravager les champs. La chaleur estivale était considérée comme une épreuve, alors que l'hiver devenait un moment de repos et de sociabilité. Cependant, au cours de ces deux saisons, les enfants risquaient de trépasser, que ce soit par la chaleur ou par le froid.

 


 
 
posté le 21-03-2018 à 20:04:39

De la fiction à la réalité

Dans mon roman Perles et chapelet, mon personnage Louise, au début de la quarantaine, décide d'accomplir son rêve d'enfance : devenir maîtresse d'école. Pour suivre le cours nécessaire à l'obtention du diplôme, elle doit s'inscrire à l'école normale des Ursulines et côtoyer des adolescentes, ce qui la rend mal à l'aise.

Pour préparer ces séquences, je m'étais rendu aux archives des religieuses, me prêtant le guide de l'année scolaire désignée (au milieu des années 1930) contenant les règlements, les matières au programme, et j'ai aussi eu droit à un type de cahier où les activités des élèves étaient répertoriées.

 


 
 
posté le 20-03-2018 à 05:48:00

Personnage : Monsieur Trou

Malgré le plan de rédaction, il y a beaucoup d' improvisation dans chacun des chapitres. Dans Ce seraformidable, un des personnages les plus attachant est Monsieur Trou, qui n'était pas du tout prévu dans mon plan. Le jeune Joseph le rencontre une première fois alors que l'homme travaille à la pose de conduits d'égoût et mon héros le surnomme immédiatement Monsieur Trou, parce qu'il était dans un trou. Je l'ai fait revenir une seconde fois et décidé de le garder comme personnage. Même quand Joseph sera devenu adulte, le surnom survivra.

Monsieur Trou est passé d'ouvrier à policier, puis au mari de Lise, soeur de Joseph. C'est un homme calme, plus que souvent d'accord avec les explications et les fantaisies de Joseph, jusqu'au moment l'aîné le sermonne quand il désire quitter Trois-Rivières. En réalité, Monsieur Trou tient le rôle du frère aîné de la famille, que Joseph admirait beaucoup, quand il était petit. Ah, ne pas oublier que lorsque Lise donnera naissance à une fille, Joseph la surnommera Petite Trou.  Voici la rencontre. Ceci se déroule au cours de la décennie 1880.

 


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posté le 19-03-2018 à 04:49:55

Résumé : La maison amoureuse

RÉSUMÉ :

Au milieu du 19 siècle, un riche américain décide d’établir une fabrique de meubles près de la rivière Saint-Maurice. Afin d’attirer sa jeune épouse au Canada, il tient sa promesse et lui fait construire une somptueuse maison. Quand cette Judith arrive, la maison en tombe immédiatement amoureuse, lui jurant confort et fidélité pour l’éternité. Cependant, la femme capricieuse déteste la vie dans ce coin perdu et met à exécution son projet de s’en aller. Dès lors, la maison attend le retour de sa Judith, demeurant fidèle à sa promesse romantique. Divers propriétaires se succèdent jusqu’à un déclin progressif de la maison, abandonnée au cours des années 1970. Mais voilà qu’un jour, une descendante de Judith fait l’acquisition de la pauvre habitation en ruines.

 


 
 
posté le 16-03-2018 à 00:47:22

Un secret de création

Les romans de la série Tremblay portent beaucoup la marque de mon passage aux trois niveaux universitaires en histoire. On m'a enseigné à bien lire les manuels de cette science, à faire des recherches, cela même où il ne semble exister aucune source.

Ceci est évident dans l'extrait de L'Héritage de Jeanne. Ce passage se déroule en 1942, alors que mon personnage Renée exprime son amour pour sa ville de Trois-Rivières, et plus particulièrement pour la rue des Forges, du centre-ville, alors artière commerciale. J'ai donc reconstitué la rue de ce moment et y fait déambuler Renée.

 


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posté le 14-03-2018 à 18:15:31

Rencontre d'auteur

Je n'en ai pas tellement fait... C'était une simple question de transport. La bibliothèque de Saint-Hyacinthe, entre autres, m'avait demandé deux fois, mais l'autocar pour s'y rendre, avec arrêt à Montréal, ne retournait pas dans la métropole le soir même, si bien qu'il aurait fallu coucher dans un hôtel. Je me souviens de la rencontre de Shawinigan où le public présent consistait en... une personne! Tout ça pour le leurre de "se faire connaître" typique de ma phase avec le premier éditeur.

Les deux réussites se sont produites à Montréal, devant une classe pleine de gens intéressés, puis à Valleyfield, pour le compte d'un club de lectrices du nom de Bouquineuses. Il y avait aussi une rencontre dans la bibliothèque de la ville. Non seulement cela avait été annoncé dans leur journal local (ci-haut), mais en plus du cachet, on avait payé mon transport et mon gîte, dans une maison du 19e siècle. On se sent alors très flatté.

 


 
 
posté le 12-03-2018 à 05:57:29

Extrait : Le fantôme du stade

En 1969, un garçon de treize ans se rend au stade de baseball de Trois-Rivières pour applaudir la nouvelle équipe des Aigles. Dès le début de la rencontre, une balle est frappée avec puissance et l'atteint dans le front. Le garçon meurt immédiatement. Cependant, il se réveille dans le stade déserté, cherche en vain à sortir. Il a la surprise de revenir à la vie quand une joute est présentée, pour tout de suite retourner à son état de fantôme dès la partie terminée. Il passera ainsi 45 années.

Je suis fier de ce texte parce qu'il ne déroule à 95 % que dans un seul lieu. Content aussi car malgré le sujet, ce n'est pas un roman sur le baseball. C'est à la fois tragique et drôle, un peu science-fiction, mais de façon terre à terre. Voici un extrait où les gens se rendent compte que l'adolescent décédé est toujours vivant. Photo ci-haut : le stade où mon héros a passé tant de décennies sans jamais pouvoir en sortir.

 


 
 
posté le 10-03-2018 à 23:09:34

Presse ?

Vous croyez que c'est facile d'obtenir une critique d'un roman, ou même une simple mention, dans un journal ou une revue? Pas du tout! À moins que l'éditeur ne paie une publicité... Pour ma part. il y a eu toutes sortes de démarches, qu'elles soient de l'éditeur et parfois de moi-même. Cependant, plus que souvent, le livre est ignoré. Est-ce qu'une mention dans un de ces papiers mousse la vente du produit? Je ne crois pas. Les gens se souviennent de quoi que ce soit médiatisé quand il y a répétition. Sinon : coup d'épée dans l'eau, mais excellent pour mon ego.

Dans le style, celle illustrée ci-haut est parfaite, car non seulement il y a un texte pour mon roman Ce seraformidable (Un résumé du communiqué de presse) qui voisine Nouvelles pages trifluviennes, collectif historique auquel j'ai participé, comme mentionné dans l'article. Cela date de septembre 2009. En cliquant sur l'image, vous arriverez (peut-être) à lire.

 


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posté le 08-03-2018 à 07:02:59

Une idée éclair

De tous les romans que j'ai pu écrire au cours de ma vie, Une journée, une rue, cent personnages est mon favori, mon meilleur! Sa création a été une aventure extraordinaire et je crois que l'ensemble était une idée originale, hors des sentiers battus. Cependant : un plan rigoureux, puis beaucoup de discipline. Les cent personnages du titre représentent autant de chapitres, de trois pages, divisés entre 50 hommes et 50 femmes, lesquels sont aussi divisés en cinq parties : enfants, adolescents, jeune adulte, adulte, vieillards. Il fallait, pour le plan, trouver ces cent personnages. Un travail d'un mois! Enfin en route, je me rendais chaque jour au parc pour écrire une page et pas une ligne de plus.

Ce jour-là, mon plan m'indiquait : "Fillette triste". Alors, je me mets à écrire, mais arrête cinq minutes plus tard, ayant l'impression qu'un autre chapitre était trop semblable. Il fallait trouver une autre avenue et je n'y arrivais pas. Soudain passe derrière moi une fillette portant pantalon, faisant bondir vigoureusement un ballon. J'ai alors pensé qu'à l'époque de mon roman, en 1949, elle aurait été jugée comme un garçon manqué. Et la voilà mon idée! Voici le résultat et les trois pages complètes.

 


 
 
posté le 07-03-2018 à 02:19:30

Cachez ce titre que je ne saurais lire

Quand un auteur signe un contrat avec une maison d'éditions, son texte devient la propriété de l'éditeur, jusqu'à la fin du contrat. Donc, ces gens peuvent faire ce qu'ils veulent du manuscrit, cela sans l'avis de l'auteur, bien qu'il y ait toujours une aimable collaboration et consultation entre les deux partis.

La première chose que j'ai apprise de cette situation et qui m'avait beaucoup surprise : l'éditeur peut changer le titre du roman. Le créateur, pour sa part, a vécu avec un titre qu'il jugeait représentatif du contenu du livre. Ce n'est pas toujours le cas pour les titres imposés par ces pros.

 


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posté le 05-03-2018 à 21:54:32

Les salons du livre

Il existe neuf salons du livre, au Québec, tenus à Montréal, Québec, à Hull, Sherbrooke, Jonquière, Trois-Rivières, Rimouski, Sept-îles et en Abitibi-Témiscamingue, ce dernier dans cinq villes différentes en autant d'années. J'ai participé à tous ces salons, sauf celui de Sept-ïles (Trop loin, trop froid). 45 occasions, mais la majorité, 35, pour le compte de mon premier éditeur, entre 1998 et 2004. J'ai vendu nez à nez au public 1095 romans.

Dans mon cas, il y a eu trois étapes : le coup de foudre, la routine, puis le ras-le-bol. Ce premier éditeur insistait beaucoup sur nos présences, prétendant que c'était une façon de se faire connaitre. L'avenir me dira que c'est faux. Il y avait pour cet éditeur un certain stress de la performance en ventes, si bien que les salons où je vendais peu ont été passés par dessus bord.

 


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posté le 04-03-2018 à 19:29:50

Personnage réel : Ludger Duvernay

Mes créations ont été qualifiées de 'Romans historiques'. Possible! Donner un nom à une approche ne m'a jamais fait sourciller. Il est cependant évident que le contexte socio-historique de ces romans est rigoureux, particulièrement dans les douze de la série Tremblay. Dans ces livres, on peut croiser trois personnages réels : le curé Chamberland dans Contesd'asphalte, Pierre Boucher dans Le pain de Guillaume, puis Ludger Duvernay dans La splendeur des affreux.

Alors, il faut passer par des biographies, des livres d'Histoire, afin de cerner le personnage et le rendre historiquement crédible. Ludger Duvernay était un homme de lettres, fondateur de La Minerve, le journal le plus important du Québec du 19e sièĉle. Mais avant d'y arriver, Duvernay avait habité Trois-Rivières, ouvert une imprimerie et lancé le premier journal de la ville :La Gazette des Trois-Rivières, qui prendra aussi le nom de Constitutionnel. Duvernay fut aussi un grand patriote et on lui doit la fondation d'une fête nationale, dite Saint-Jean-Baptiste, qui a depuis lieu à chaque 24 juin annuel.

 


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posté le 03-03-2018 à 18:17:31

Idée : L'amour entre parenthèses

Il y a certains faits pas très... catholiques entourant ce livre, dont l'idée de mettre cette petite étoile rouge, signifiant qu'il s'agit d'un tome 1 d'une série, alors qu'il n'y a pas de 'suite' et que cette initiative était due à l'éditeur, qui ne m'en avait jamais parlé. Cela fait en sorte qu'en croisant le roman dans les bibliothèques, c'est toujours indiqué 'Tome 1'. Pour les autres péchés, je me réserve de futurs articles.

Dans les salons du livre, le public me parlait toujours de l'inspiration. Je préfère le mot Idée. Plus que souvent, l'idée prend sa source dans des choses toutes simples. C'est le cas pour ce roman.

 


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posté le 03-03-2018 à 05:26:16

Public : Je suis bon !

Je me souviens de la provenance de ceci, car le commentaire est arrivé au moment où j'en recevais de moins en moins. C'était en 2006, sur le forum d'une émission littéraire produite par Télé-Québec. 2006, c'est l'année où mon premier éditeur a mis à la corbeille les six romans que je lui avais donnés . Alors, dans les circonstances, la simplicité du message devient énorme. Cliquez pour mieux lire.  
 


 
 
posté le 02-03-2018 à 19:10:53

Extrait : La radio et les Beatles

Manon se déroule en 2044, dans un foyer pour personnes âgées, précisément garçons et filles de ma génération. Manon, 89 ans et ancienne femme d'affaires, a comme grande amie Sylvie, 90 ans. S'il y a des tares relatives à leur âge avancé. les deux ont beaucoup de vivacité. Au cours de l'été arrive un nouveau pensionnaire, n'ayant plus de mémoire, sauf qu'une brève partie de sa jeunesse survit à la situation : il avait travaillé comme animateur pour une station de radio en 1973 et s'il ne peut s'exprimer, il est capable de chanter dix secondes d'une chanson populaire. Ce phénomène rend Sylvie et Manon nostalgiques de la radio de leur jeunesse. Une conversation suit sur la radio et les Beatles. Au fait, la radio est un élément qui revient souvent dans mes romans. Voici l'extrait.

 


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posté le 02-03-2018 à 08:24:33

Résumé : Ce sera formidable !

Commercialisé en 2009 par VLB et pilonné trois années plus tard.

RÉSUMÉ :

 


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