Mario Bergeron, romancier du Québec

posté le 07-08-2018 à 05:05:25

Gaspard le fou

 

 

De tout ce que j'ai écrit dans ma vie, Les secrets bien gardés figure parmi mes trois créations favorites, bien que ce texte ne sera sans doute jamais publié. Nous sommes en Nouvelle-France au début du 18e siècle, où trois frères insupportables sont flanqués de quatre soeurs qui ne valent pas mieux. Mais leurs pires aspects demeurent secrets... et seuls les lecteurs et lectrices sont au courant.

Enfant, Gaspard avait décidé de son avenir : il serait un médiocre, un atroce, une abomination dans le domaine choisi : troubadour ou amuseur public. Notons qu'il le fait volontairement, certain que sa médiocrité ferait rire les gens et lui permettrait de vivre des aventures partout dans la colonie. Autre aspect de Gaspard : il déteste les Français, bien que sujet français lui-même. Ceci était une réalité pour les gens nés au Canada et n'appréciant pas les nobles de France qui venaient brièvement en Amérique pour s'enrichir et repartir.

L'extrait suivant nous permet de bien cerner le personnage et aussi de le voir à l'oeuvre, dans l'auberge de son frère Samuel, accueillant d'autres artisans pour la construction d'une église.

 

 

 

Gaspard ne respecte aucune règle poétique, sinon la rime. D’ailleurs, le jeune homme ne sait pas qu’il existe des règles en poésie, bien qu’il ait pu noter dans quelques rares livres la science des mots de ces littéraires de France. La plupart des gens éclatent de rire en entendant sa prose et les concernés qui connaissent ces secrets de la langue française s’esclaffent davantage, sachant que la poésie de Gaspard est d’une étouffante pauvreté. Peut-être croyez-vous que n’importe qui pourrait faire de la sorte? Pour ma part, je crois que non. Gaspard a une grande bouche, des yeux pétillants et tout son être porte à la joie, au sourire. Agile, il se sert de tous les membres de son corps pour accompagner de gestuelles chaque phrase. Il devient ainsi habile dans ses maladresses. Plus Gaspard entend parler d’histrions, de troubadours, de fous et autres jongleurs de France, plus il se persuade de faire le contraire afin d’ajouter une catégorie à ces métiers d’amuseurs: le Gaspard Tremblay.

«Un jour, j’irai en France me produire devant les plus grands aristocrates et ils me couvriront d’or pour que je me taise. Ceux qui voudront en entendre davantage le feront en pensant que Sa Majesté a en Canada de fort piètres sujets. Je serai pour eux le prototype de l’échec du roi dans cette colonie.»


Sa fortune faite, l’aventure terminée, Gaspard reviendra en Nouvelle-France pour recommencer. «Quand je mourrai, en paraissant devant le tribunal de Dieu, tous les anges et les saints seront étouffés de rire en m’entendant. J’arracherai un sourire à mon Créateur. On prétend qu’il est très sérieux…»        

Gaspard ne désire pas de seigneurie, de belle maison de pierres des champs, de perruque poudrée, de culottes de soie et de domestiques dévoués.  «Du vin, du tabac, mon peuple et leurs femmes!» À son luth, il a ajouté une viole qu’il manie avec aisance, mais dont il se sert de façon atroce devant le public. Dans ses moments de solitude, ses instruments de musique deviennent ses amis de concentration et de délicatesse. Il apprend avec patience, s’éblouit des sons enchanteurs qu’il produit. Gaspard possède aussi une belle voix, mais, évidemment, devant les gens, il fausse, s’étrangle pour ainsi déshonorer l’art lyrique où il pourrait exceller. Mais qui s’en amuserait?

(...)                

Gaspard revient à ce moment, vêtu d’un justaucorps trop large et d’une fausse perruque de noble, qui lui ballotte sur le crâne à chaque mouvement de tête.  Il salue, échappe son chapeau, qu’il fait remonter par un coup du bout de sa chaussure. Il salue de nouveau, sous les applaudissements enthousiastes. «Est-ce qu’il y a de nobles gens de France dans cette auberge? Non? Alors, mes frères, nous allons passer d’agréables moments! Avant tout : place à la poésie! Oh, pas celle de la Cour ou des châteaux que vous ne verrez jamais, mais celle qui vous rend heureux, mes chers amis canadiens!» Pour plaire à l’auditoire, la muse le frappe avec la puissance d’un marteau de forgeron. Tout de suite, il s’empare de son papier et de sa plume pour écrire un poème sur un clou. Gaspard n’a pas encore dit un seul mot que son public s’amuse déjà.


«Je suis fou de mes clous.

Je donnerais tout pour être un clou.

Ce petit objet,

Qui est loin d’être laid,

Sert à la survie

De notre colonie.

C’est grâce à lui

Que l’on construit

Et que l’on bâtit

Tout ce qui se termine en i.                                                Sans clous, point de pays                                              

De maisons ni d’abris.                                              

Sans lui, nous sommes démunis                                            

Misérables et finis.                                               

Aimez vos clous, mes amis                                              

Et ils vous le rendront.                                              

À nous tous un jour  ils serviront                                             

À fermer les cercueils des Français.»

 

 

Samuel a le goût de courir jusqu’au fleuve et de nager jusqu’à épuisement afin d’éviter qu’un de ses amis lui demande encore si Gaspard est véritablement son frère. Cependant, les maîtres éclatent de rire et font un triomphe à cette ode au clou. Ils réclament un poème sur les femmes «qui nous font verser tant de larmes et contre lesquelles il n’y a point d’armes.» Ensuite, Gaspard propose un sonnet «bien sonné » et un alexandrin «plutôt coquin.» Vient ensuite la chanson d’amour : «Ma mie vous êtes mon pain, à chaque jour dans le quotidien.» Quand un homme s’étouffe de rire, Gaspard arrête sa récitation, s’approche pour lui demander si, par hasard, il ne se moquerait pas de son talent. Un des moments les plus appréciés du spectacle est celui du poème improvisé, sur un thème choisi par un membre de l’auditoire. «Sur la porte! Écrivez-moi une prose à propos de cette porte, monsieur!» Gaspard prend alors une profonde respiration, ordonne le silence, renverse la tête, ouvre solennellement la bouteille d’encre, soupire, souffre en réfléchissant. Dix minutes plus tard, il annonce : «La porte, qui me transporte» et ne peut terminer son œuvre, car le public n’en finit plus de s’amuser de ces premiers mots.

 

 


Commentaires

 

1. Maritxan  le 07-08-2018 à 19:50:10  (site)

Comme mon traitement ne commence que lundi prochain et que je me trouve actuellement dans un moment d'apaisement (ce qui est plutôt rare en ce moment), j'en profite donc pour te lire.
Je dois t'avouer que ce Gaspard ne m'attire pas autant que tes autres personnages, sais pas trop pourquoi.
Où en es-tu avec Grand-Regard et la Lumière ?
Bonne soirée cher ami !

2. Marioromans  le 07-08-2018 à 20:05:03  (site)

Les personnages de ce roman sont particulièrement désaxés... Habituellement, les personnages de 'romans historiques' sont des héros, des aventuriers au grand coeur, alors que les miene sont tout le contraire.

Grand-Regard et la Lumière a été refusé quelques fois. Mon éditeur 2015-16 m'a refait un signe et a demandé d'autres textes, qui seraient plus courts. Grand-Regard en fait partie et des six envoyés, je lui ai fait savoir que celui-là est mon préféré. Je devrais obtenir une réponse ce mois ou en septembre.

 
 
 
posté le 06-08-2018 à 05:13:51

Québec Loisirs

 

 

Mon premier éditeur avait des relations presque automatiques avec l'organisme Québec Loisirs. Il s'agissait de la branche locale de France Loisirs, vendant des livres par la poste. Les cinq premiers romans de la série Tremblay ont été acceptés par QL. Rien à redire sur la promo de ces gens : les romans, lors de leur sortie, avaient droit à la une du catalogue, comme le démontre l'illustration ci-haut. La version informatique du catalogue présentait des reportages avec des auteurs et je fus le premier à m'y frotter.

Un des avantages est que les livres pouvaient rejoindre des gens n'ayant pas accès à des librairies. Par exemple, les habitants d'un village d'une région isolée. Malgré le nom Québec dans leur raison sociale, le catalogue atteignait aussi le Canada entier et cela devenait intéressant pour les francophones d'une province anglophone n'ayant pas de livres en français en librairie ou sur les étagères de leur bibliothèque municipale. J'ai déjà reçu un courriel d'une femme d'Acadie et elle avait acheté mon roman grâce à Québec Loisirs.

La seule chose que QL changeait était la page couverture du volume. L'intérieur demeurait le même.

L'envers de la médaille : QL sabrait rudement dans le 10 % de notre prix de vente, ce que les gens appellent "Droit d'auteur". Le prétexte était qu'ils en vendaient plus qu'un éditeur. Vrai : mes ventes pour eux allaient de 2000 à 4000, mais me payaient moins que les 800 que je vendais via mon éditeur. Ce qui me faisait dire, sans aucune gêne, que Québec Loisirs était le Bien-être social (Dernier recours pour aider les pauvres) des éditeurs.

Les romans subséquents n'ont pas été distribués par l'organisme et malgré ce droit d'auteur baissé à 4 % du prix de vente, je ne refuserais pas de voir un de mes récents romans à leur catalogue.

 


 
 
posté le 03-08-2018 à 05:17:26

Quand Joseph rencontre Marguerite

 

 

Parfois, il y a des phrases qui surgissent de mon stylo et qui m'étonnent. C'est le cas de cet extrait de Ce sera formidable. Bien sûr, il avait été prévu que mon héros Joseph, alors âgé de 14 ans, rencontrerait celle qui, plus tard, deviendrait son épouse, Marguerite, du même âge. Il y a donc un échange de banalités pour faire connaissance, mais quand la jeune fille nomme les membres de sa famille, Joseph est étonné, lui demande de répéter, puis commet une bourde qui m'a alors fait éclater de rire. J'étais alors dans un café et j'ai l'impression que la clientèle complète m'a regardé, se demandant pourquoi je riais. Voici !

 

 

 

« C’est quoi, ton nom?

- Marguerite Turgeon.

- Marguerite, c’est si floral.

- Pardon?

- Je… Heu… C’est un beau prénom.

- Merci. Je viens du Cap-de-la-Madeleine.

- As-tu des frères et des sœurs?

- Oui. Ils s’appellent Éva, Trefflé, Néraldine, Irène, Philippe, Béatrice, Hermine, Alice, Télésphore, Exorie, Edmond, Théodore, Clovis, Flora, Napoléon, Donat, Ernest, Thomas et Adélard. Ma mère : Moisette. Mais j’ai perdu deux petits frères et autant de sœurs : Pétrus, Gédéon, Arthémise et Hortense.

- Je… Je… Heu… Peux-tu me répéter ça?

- Éva, Trefflé, Néraldine, Irène, Philippe, Béatrice, Hermine, Alice, Télésphore, Exorie, Edmond, Théodore, Clovis, Flora, Napoléon, Donat, Ernest, Thomas et Adélard, mais nous avons perdu Pétrus, Gédéon, Arthémise et Hortense. Ma maman s’appelle Moisette.

- Je vois… Je vois… Et ton père? Son nom?

- Roméo, mais il est décédé il y a six mois.

- Très triste… Ça va empêcher la famille d’être complète. »

 

 

 

Plus tard, après le mariage, Joseph appelle Marguerite par son prénom, dans des situations courantes. Quand il se sent plein d'amour et de douceur, il la surnomme Petite Fleur. Mais quand il est fâché contre elle, la pauvre devient : Magritte. 

 

Tags: #joseph
 


 
 
posté le 01-08-2018 à 07:39:36

Feuilleton

 

 

J'ai eu droit à trois de mes romans publiés en feuilleton dans le journal Le Nouvelliste, de Trois-Rivières. Parce qu'ils m'aimaient ? Non, parce que l'éditeur a donné le premier gratuit, le second à demi prix, tout comme le quatrième. J'ai ainsi lancé la vague des auteurs de la région publiés de cette façon. Deux autres ont suivi.

Est-ce que ceci a fait gonfler les ventes en librairie? Pas du tout. Pourquoi payer pour acheter un roman quand on peut le lire gratuitement dans le journal ? J'ai surtout vécu des frustrations à cause de cette initiative, lors des salons du livre de ma ville.

"On vous lit tous les jours, monsieur! Félicitations!" Et ils passaient outre. Je me souviens de cette femme, se vantant de découper chaque jour le feuilleton, le coller dans des grands cahiers. "Madame, ça va vous coûter plus cher de colle et de cahiers que de donner 24 dollars pour avoir un beau livre que vous posséderez encore des années plus tard." Rien à faire.

Après les deux premiers romans de la série Tremblay, le troisième n'a pas eu droit au feuilleton et j'en étais content. Le public des salons disait : "Est-ce qu'il va être dans le journal, celui-là?" J'étais heureux de leur claironner NON.

Une fois, une seule, un homme m'a félicité pour le feuilleton et quand je lui ai dit qu'il en aurait pour des mois avant de connaître la fin qu'il pourrait lire dans quelques jours, il m'a donné raison et a acheté le bouquin.

 


Commentaires

 

1. johnmarcel  le 02-08-2018 à 06:36:23  (site)

Euh… d'un autre côté ça te fait un peu comme de la publicité, non ?

2. Marioromans  le 02-08-2018 à 06:44:02  (site)

Oui, mais je ne crois pas que ça ait moussé les ventes, car, pae exemple, le tome 3, qui n'a pas été publié en feuilleton, a vendu autant que les deux autres,

 
 
 
posté le 28-07-2018 à 21:48:08

Les chats de mes romans

 

 

HORIZONS
: Le personnage Suzanne a une chatte du nom de Salomé. C'est ainsi que mes propres chats porteront ce nom.

 

LA SPLENDEUR DES AFFREUX : Grandissant dans une écurie, Étienne le bossu est fou des chats. Il fera de deux d'entre eux des compagnons d'amitié. Les chats portent le même nom : Ici. Le second Ici avait l'habitude de s'installer sur les épaules d'Étienne, même quand la chatte sera adulte. Le nom Ici provient d'un chat nommé ainsi et qui appartenait à une femme de la tournée des salons du livre.

 

LE COCHON DE BÉRANGÈRE : Marie-Claude, fille de Bérangère, est dingue de tous les animaux, mais son pére lui achètera un chien, bien qu'elle préfère les chats. Elle sera bénévole à la SPA et, adulte, deviendra propriétaire d'une animalerie flanquée d'une garderie. Tardivement, Marie-Claude adoptera un chat de cinq ans du nom de Bouboule, laissé à Bérangère parce que son petit ami, avec qui elle habitera, avait déjà un chat.

 

LES INNOCENTES EN ENFER : La plus jeune des trois soeurs en vedette a un chat du nom de Petit-Petit.

 

QUAND ON S'AIME BIEN TOUS LES DEUX : Betty a une chatte du nom de Grenouille et Max possède un mâle baptisé Valise. Après le décès de Max, son chat se laissera mourir.

 

LOUIS ROY : Comme compagnon de retraite, Louis adopte un chat du nom de Yogi.

 

GRAND-REGARD ET LA LUMIÈRE : Grand-Regard adore les chats et peut compter sur l'affection d'un mâle du nom de Monsieur.

 

LE FANTÔME DU STADE : Personne ne voit mon pauvre fantôme, jusqu'au jour où une chatte l'aperçoive. Il lui donnera le nom de Miracle. Le décès tardif de l'animal redonnera vie au fantôme.

 

LES FLEURS DE LYSE : La seconde partie du roman se déroule dans l'ancien restaurant Petit Train, devenu le café La Pitoune, pour jeunes désoeuvrés, où on croise un poète raté, un dramaturge amateur, toutes sortes de jeunes bizarres dont un pusher officiel du nom de Popeye Castonguay, qui un jour, voit approcher une chatte âgée qui décide d'adopter La Pitoune. Voici l'extrait de la rencontre entre Popeye et la chatte Acide. 



Au début d’un calme vendredi soir, alors que les jeunes attendent sagement l’arrivée de Daniel et de ses disques, une énorme chatte au poil tigré entre par la porte avant, regarde à gauche et à droite, décide soudainement de se diriger vers le poêle de Popeye Castonguay. Elle y saute, s’installe sur le gros rond, fait sa toilette, se couche en boule et ronronne en regardant Popeye. « Wow, man ! J’hallucine ! » de s’écrier le garçon. La grosse chatte refuse de quitter son poêle à la fin de la soirée, surtout parce que toutes les filles de la Pitoune l’ont caressée et lui ont donné du lait, aussi parce que les gars lui ont offert du gâteau. En l’honneur du cri de stupéfaction de Popeye Castonguay, les jeunes de la place décident de baptiser la chatte Acide.

 

Acide engloutit tout ce qu’on lui tend, sans renifler, ni prendre le temps de juger. Elle se sent à l’aise dans chaque coin du café, mais signifie à tout le monde que le poêle de Popeye représente sa seule vraie maison. Au cœur d’une gigue à l’emporte-pièce, Acide demeure couchée confortablement sur son trône, imperturbable aux bruits de ces étranges bipèdes. À la fermeture, Lyse remplit son plat et lui souhaite bonne nuit. Le matin, Acide part faire une ronde de son quartier, puis revient nonchalamment sur l’heure du dîner, quitte à nouveau pour l’après-midi et, à sept heures du soir, s’installe près du poêle et de Popeye. Au folklore naissant de la Pitoune, les jeunes n’oublient jamais de mentionner qu’en plus du pusher officiel surnommé Popeye, d’un géant fort comme six hommes, l’endroit possède aussi une énorme chatte appelée Acide.

 

Roméo est étonné de voir Clément laisser ce chat aller où bon lui semble dans le restaurant. Il ne comprend pas trop non plus le sens de son nom. Il regarde l’animal droit dans les yeux et la chatte lui bâille en plein visage, avant d’étirer les jambes, se laver la robe pendant dix secondes et le zyeuter en miaulant. « À d’mande un peu d’vot’ biscuit, m’sieur », de faire Popeye. Roméo sursaute en voyant ce chevelu maigre avec cet appendice incroyable au milieu du visage.

 « Je suis le grand-père de Clément.

- J’ai deviné ça, man. Lyse m’a parlé d’vous.

- J’ai jadis connu un homme qui avait un nez semblable et qui venait souvent dans ce restaurant.

- Avec un nez comme ça, on ne peut pas oublier le monde, man. Est-ce qu’il avait un chat comme le mien ? Acide ! Roule sur le dos pour montrer au monsieur ! Vous voyez ? C’est un vrai chat. Il n’obéit pas.

- Pourquoi lui avoir donné un nom aussi ridicule ?

- Parce qu’elle me fait halluciner, man ! »

 

Un jour, malgré son âge canonique, Acide devient enceinte. L'accouchement sème l'émoi chez les habitués de la Pitoune. Clément et Dur, propriétaires du lieu, garderont deux minets qui porteront les noms de Simon et Garfunkel.  Loulou, petite amie de Clément, donnera un châton à Roméo, portant le nom de Guidoune, ce qui effraie le vieil homme, qui optera pour Coquette. Le décès d'Acide ravagera Popeye Castonguay. 



Tags: #chats
 


Commentaires

 

1. elena13  le 29-07-2018 à 11:28:30  (site)

Très jolie photo du chat !!!

 
 
 
 

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