Mario Bergeron, romancier du Québec

posté le 25-05-2018 à 06:43:14

Personnage : Skecs

 

Voici un personnage particulier croisé dans mon roman Les secrets bien gardés.

D'abord, une mise en situation. Nicholas est un homme grand et très costaud, mais pas du tout sociable. Nous sommes au 17e siècle en Nouvelle-France et mon héros préfère vivre en forêt et chez les peuples amérindiens. Loin de l'oeil public, il peut donner cours à son secret bien gardé : tuer.

Voilà qu'un jour il rencontre une jeune fille à peine pubère qui deviendra sa compagne pendant quelques années et qui partage aussi ce goût particulier du Blanc. Son nom est Skecs et l'extrait vous la situera un peu mieux. J'ai cherché à présenter une Indienne qui est... sauvage! De ce fait, Skecs est une Atikamekw, le peuple qui avait alors des relations très distantes avec les Français. Skecs déteste nettement ces gens et ne se prive pas pour démontrer ce sentiment.

Skecs surnomme Nicholas Mestabeok, mot atikamekv qui signifie Montagne. Quant à son propre nom. il y a une anecdote menant à mon choix. Trouver un nom masculin amérindien est très facile. Pas le cas pour des femmes. Or, au moment où j'écrivais ce roman, je participais au Salon d'Histoire et du Patrimoine où, chance, il y avait des Atikamekv venus présenter leur artisanat. Alors, je m'avance vers l'homme présent, un colosse pas du tout souriant, puis j'explique mon besoin. "Peux-tu me dire un beau prénom d'une femme de ton peuple?" Alors le type s'est fendu d'un sourire angélique pour me dire ce que je n'attendais pas : "Skèche." Peut-être étais-ce le prénom de sa maman ou de sa blonde... Il m'a précisé que cela s'écrivait Skecs. Voici l'extrait, mais je ne vous dirai pas de quelle façon Skecs est morte.

 

Le froissement des feuillages lui fait penser  à la présence d’oiseaux, qu’il reconnaît à leur chant. Il les surnomme selon leurs noms iroquois, mais se trouve embarrassé de ne pas connaître leur équivalent en français. Deux jours plus tard, il entend un son qui éveille tout de suite une inquiétude. Cette forêt cacherait-elle une bête dont il ignorerait l’existence? Aux aguets, Nicolas tend l’oreille, puis sursaute quand il se rend compte qu’il s’agit d’une plainte humaine. Il ne prend pas de temps pour trouver la source de ce mystère. Plus Nicolas approche, plus il se rend compte qu’il s’agit du cri d’une petite fille. Il trouve la pauvresse prisonnière entre deux pierres plates, comme si elle cherchait protection. Ses clameurs sont celles d’une personne qui demande de l’aide. En voyant l’énormité du corps de Nicolas, elle hurle davantage et se cache le visage avec ses mains meurtries.

Elle s’évanouit et Nicolas la prend entre ses bras comme un lys fané. Il se sent étourdi,  une vive émotion en voyant ses blessures aux jambes et aux bras. Ses petits doigts sans ongles et écrasés lui font qu’elle était prisonnière chez les indigènes et qu’on l’a torturée. Voilà une coutume plutôt rare chez les fillettes indiennes. Habituellement, on les garde pour en prendre le plus grand soin, afin qu’elles s’adaptent à leur nouveau peuple pour qu’elles puissent, plus tard, apporter d’autres enfants à la communauté. Pour être tant blessée il faut qu’elle ait commis un crime très grave.

Vite, Nicolas la transporte jusqu’à son campement où il nettoie son visage avec de l’eau puisée dans le ruisseau. La caresse de ses grosses mains la réveille, la fait sursauter, mais elle semble incapable de s’enfuir. Elle a peut-être une jambe cassée. Elle crie : «Mestabeok! Mestabeok!» Sa peur disparaît rapidement quand il lui tend du poisson séché. Pendant qu’elle dévore, l’homme se presse de lui apporter des fruits de sa réserve et de l’eau fraîche.       Reconnaissante, la Sauvagesse dessine un bref sourire teinté de méfiance. Le géant lui parle en iroquois, puis en algonquin. Elle se redresse quand il dit quelques mots d’outaouais, prise d’une grande frayeur. En esquissant un geste de fuite et de défense, elle lui lance des mots rapides. Nicolas croit reconnaître quelques expressions atikamekw. Si elle est de ce peuple, le territoire des siens se situe très loin et nul doute qu’elle a été prisonnière des Outaouais. Peut-être était-elle leur captive depuis quelques années, qu’elle a tenté de s’enfuir et qu’on l’a punie. Peut-être aussi a-t-elle tué un autre enfant, ou un adulte. Tant de questions dans l’esprit de Nicolas!  Elle mange encore, sans pouvoir s’arrêter. Le géant approche et tâte son pied droit, provoquant une exclamation de douleur. Par des gestes, il l’assure de ses bonnes intentions. Elle parle plus calmement et Nicolas entend des mots outaouais mêlés à un dialecte curieux. Il lui applique des herbages sur son pied, avant d’entourer ses blessures aux bras de chiffons humides, renforcés par des bâtonnets.

Rassasiée, la fillette s’endort rapidement. Nicolas en profite pour se rendre à la chasse. Un peu de viande fraîche fera le plus grand bien à son invitée. À son retour, la petite est disparue, ayant emporté avec elle sa hache et quelques denrées. Dans son état, elle ne peut être très loin. Nicolas part tout de suite à sa recherche, attentif à tous les sons de la forêt. Soudain, un cri le fait sursauter. Le géant court en direction de la plainte répétée. Il voit un ourson fouiller un bosquet. L’homme fort s’en empare, le tient au-dessus de sa tête comme s’il était un caillou, sous le regard effrayé de la petite fille. Il rabaisse l’animal vers son genou, lui cassant ainsi les reins, puis se jette à son cou pour l’étouffer avec une terrible violence. Il tend la main à l’enfant, en lui disant que cet animal deviendra un excellent repas. Elle a davantage peur suite à cette démonstration. Cet homme blanc, si gigantesque, est-il un esprit? Voudra-t-il la punir pour ses vols? Elle tente de se relever pour s'enfuir , mais tombe encore. Nicolas voit facilement que son pied droit est vraiment cassé. L’homme la prend dans ses bras, lui explique doucement qu’il est son ami et la protégera. Du fond de sa mémoire surgissent quelques mots atikamekw, qui font immédiatement sourire la blessée. Voilà son origine cernée, tout comme son probable passé de prisonnière des Outaouais. Elle le surnomme Mestabeok en dessinant de grands gestes avec ses mains, puis se désigne comme Skecs. Après quelques sourires et un autre repas, elle se repose au coin du feu, souriant aux chansons de Nicolas. Il la couche délicatement au creux d’une paillasse d’herbes, pose sa grosse main sur son front bouillant. Au matin, il l’entend souffrir alors qu’elle se traîne au sol jusqu’au ruisseau pour puiser de l’eau. Il l’observe de loin, certain que, cette fois, elle ne cherchera pas à prendre la fuite. Cette eau est destinée à la marmite, comme si elle voulait cuisiner pour remercier son bienfaiteur. 

  

 

 

Ah, je vais vous dire de quelle façon Skecs est morte. Des années plus tard, Nicholas est de plus en plus lourd. En faisant l'amour à Skecs, il l'a écrasée et elle s'est étouffée.

 


 
 
posté le 21-05-2018 à 07:01:53

Première publication

 

 

Je n'ai jamais pensé ni rêvé d'être publié un jour. C'est cependant venu avec la création des romans de la série Tremblay. À l'origine, c'était un passe-temps d'amateur, comme tout ce que j'avais alors fait, avec le texte Entre deux enfers, que j'ai fait suivre par un tome 2 se concentrant sur Jeanne Tremblay. J'ai alors décidé d'écrire une série de romans sur cette famille, élaborant les plans pour le 20e siècle au complet. Le premier texte débutant en 1908, il me manquait les années 1900-1908. J'ai alors écrit Tremblay et fils, un peu comme un bouche-trou dans ma saga. Bref, ce qui allait devenir le début de tout le bazar a été créé en troisième, pour un texte que j'ai toujours pensé un peu faible.

 

Nicole, une copine de l'université, avait trouvé le dépliant que  vous voyez ci-haut, à la librairie de l'UQTR : un concours littéraire régional, dont les prix étaient la publication des manuscrits. C'était pour des livres jeunesse. J'avais répondu à Nicole que cela ne me concernait pas, que Tremblay et fils n'était pas un texte destiné aux enfants. Elle m'avait convaincu de tenter tout de même ma chance. Merci, Nicole.

 

Le concours était organisé par un organisme du nom de CERRDOC, qui produisait du matériel pédagogique, dont des livres. Ce n'était pas en soi une maison d'éditions. Au début de l'automne 1995, je reçois un coup de fil d'un homme de cette bande, m'invitant à me rendre au dévoilement des gagnants, à Shawinigan. Je lui avais répondu que je n'avais pas de voiture pour voyager si loin. Il m'avait répondu : "A votre place, je trouverais quelqu'un pour vous y mener." J'avais alors pensé qu'un des prix m'était destiné.

 

C'est ce qui est arrivé! J'ai gagné un prix hors catégorie, ce qui signifiait que mon roman ne serait pas considéré comme un livre jeunesse. J'aurais un vrai roman entre les pattes! Il y a eu des délais, puis, je dois l'avouer, une grande aide de la part de l'organisateur Gérard Héon et d'un autre homme dont j'ai oublié le nom. Ils m'avaient surtout appris à ne plus écrire au passé simple. C'étaient les premiers pas vers la création pro, alors que mon texte n'était pas différent de mes romans d'amateur.

 

Le livre est paru au cours de l'automne 1996. C'était une sensation extraordinaire de le feuilleter et de réaliser que tous ces mots étaient les miens! Peu après, j'ai participé à mon premier salon du livre, à Montréal, suivi de celui de Trois-Rivières, en avril 1997. Par contre, à ce moment, il y a eu des pépins. Le distributeur avait fermé ses portes. Je sais que le tirage était mince, autour de 300 copies, mais je n'ai pas su combien j'en avais vendu. Bien sûr, je n'ai jamais été payé.

 

J'ai entrepris mes démarches auprès de véritables éditeurs en me servant non pas de manuscrits, mais en envoyant Tremblay et fils, avec une lettre signalant que j'avais déjà quatre autres romans rédigés dans ce qui sera une série racontant l'histoire d'une famille, tout au long du 20e siècle. Ça a fonctionné... deux fois! D'abord de la part d'un éditeur de Shawinigan, puis, un peu plus tard, de JCL, me conseillant d'oublier les gens de Shawi.

 

Tremblay et fils est sans doute le livre le plus rare de mes publications, mais je possède toujours quelques copies. Je souligne que lors du concours, un autre auteur amateur et un autre Bergeron, Alain de son prénom, ferait comme moi : de nombreuses publications, une "carrière".

 

 

 

Gérard Héon et moi-même, lors du lancement de Tremblay et fils.

 

 

Trembay et fils a eu droit à deux articles de journaux de ma région, ce qui n'arrivera pas avec mes futurs romans, nettement supérieurs à celui-là.

 


Commentaires

 

1. blogueuse42  le 21-05-2018 à 11:18:03  (site)

Bonjour Mario
eh bien félicitations bien méritées pour ce travail!!!
merci aussi pour le "Bleuet", je ne savais pas qu'au Québec, c'était un fruits... Comme quoi on en apprend tous les jours...
Bonne journée
bises

2. MarioB  le 21-05-2018 à 18:26:52  (site)

Heu... c'était il y a longtemps !

3. Maritxan  le 22-05-2018 à 00:21:06  (site)

Tiens donc Rire1 ! Tu vas avoir de la visite toi aussi... c'est sympa non ? Tu es charmant sur cette photo ! Clin doeil1
Sur ce, je vais me coucher... @+

4. Marioromans  le 22-05-2018 à 00:43:58  (site)

C'est la photo du jour la nuit. Donc, peu de gens qui passent. De toute façon, je ne réponds pas aux gens qui n'ont pas lu l'article.

J'avais des cheveux, à ce moment-là !

 
 
 
posté le 17-05-2018 à 19:14:53

Corrections

 

Les séances de corrections d'un manuscrit, en vue d'une publication, peuvent prendre diverses formes. Je les ai vécues par la voie du papier, avec des notes écrites en rouge dans la marge. Puis par courriel et, enfin, à mes yeux la plus efficace, par téléphone.

Il y a les corrections grammaticales et d'orthographe, mais de ce point de vue, je ne me suis pas frotté souvent à ces cas. Comme j'ai indiqué dans un autre article, quand un manuscrit déborde de ce type d'erreurs, les éditeurs ne le lisent pas. Par contre, j'ai parfois eu à me frotter à la syntaxe.

Puis il y a les petits détails d'observateurs. L'auteur a lu tant et tant de fois son texte qu'en dernier lieu, il y a des éléments dont il ne se rend pas compte. C'est le cas de ce qui est illustré ci-haut et qui m'était parvenu par courriel, pour le roman qui deviendra Les Fleurs de Lyse. Les quatre remarques étaient justes et je les ai corrigées (ce qui est écrit au brouillon de ma part.) Cliquez pour mieux lire.

Écrire un roman, c'est un plaisir. Les étapes menant vers une publication, c'est un travail minutieux.

 


 
 
posté le 13-05-2018 à 07:23:14

La méchanceté

 

 

Un extrait de La splendeur des affreux. Nous sommes en 1810. Étienne est un jeune homme bossu et très laid et qui, de plus, a un défaut d'élocution. Petit, il a vécu séquestré et battu par son père. Après le décès de sa mère, pendue injustement par un chef de garnison militaire anglais, le pauvre Étienne est adopté par le même Anglais, pris de remords, qui lui confie la tâche de garçon d'écurie. Méprisé par la population des Trois-Rivières, Étienne ne sort guère de son écurie, développant un grand amour pour les chats et les chevaux.

À l'adolescence, l'Anglais met tout en oeuvre pour qu'Étienne apprenne un véritable métier : maréchal-ferrant. Le garçon veut surtout être considéré amicalement par tout le monde, être un homme normal, lui qui a vécu sans cesse sous les insultes et les moqueries. Parmi ses désirs : rencontrer une jeune fille plaisante. La chose est arrivée, mais pour une fille gentille, Geneviève, promise à un garçon tout autant aimable.

Mais voilà qu'un type de la ville l'assure que sa cousine, en visite, est une fille très laide et qu'elle sera ravie de faire sa connaissance, lors d'une fête. Étienne vit alors d'espoir, mais...

 

         Le grand jour arrivé, je me sens nerveux. J’ai passé les deux dernières soirées devant mon petit miroir à essayer de parler sans hésiter et à prononcer les mots comme il faut. J’ai cherché à me coiffer et à me vêtir à mon avantage, sans oublier tous ces débuts de nuit où j’avais du mal à m’endormir à force de trop songer aux propos qui pourront intéresser la cousine. Quand je me présente à la maison du paysan, la fête est déjà commencée. Mon hôte s’empresse de m’accueillir et de me rappeler que sa cousine a hâte de me rencontrer et que chacun se montre anxieux d’assister à cet événement. Pour ajouter du spectaculaire, il propose de me bander les yeux. Je refuse, jusqu’à ce qu’il m’assure qu’elle fera de même.  Me voilà guidé dans la cour, alors que le garçon claironne: «Étienne Tremblay est arrivé!» Aussitôt, des applaudissements font taire la musique. On m’immobilise et un silence rigoureux s’impose. «À trois, nous enlevons les bandeaux. Attention! Un! Deux! Trois!» Me voilà devant la plus belle jeune fille que l’on puisse imaginer. Je recule d’un pas. Elle hurle et s’évanouit, alors que les rires fusent de partout. Je regarde l’infâme instigateur de cette cruelle comédie, ainsi que tous ses amis complices, pour leur dire: «Vous t’êtes méchants! Tous!» Ma protestation ne fait qu’inciter ces diables à se moquer davantage. Je m’éloigne à toute vitesse. Il n’y a personne pour maladroitement me dire que c’était une plaisanterie.

         Je rentre aux Trois-Rivières et fracasse la porte de ma maison. Je me jette dans mon lit pour hurler et pleurer. Ici saute sur moi pour ronronner et frotter son nez sur mes oreilles. Je la prends et la serre fort contre moi, la berçant, alors que je me répète qu’ils sont cruels, si cruels! Pourquoi est-ce que je n’ai pas le droit de vivre comme tout le monde? Je pleure longtemps et la chatte ne me quitte pas d’un poil. Je me lève et me précipite vers mon ancienne écurie. Le garçon qui me remplace ne veut pas que je demeure et menace d’avertir l’Anglais. Ah! je veux bien le voir! Je lui dirai que je désire reprendre mon poste, qu’il peut vendre la maison et oublier ses illusions de faire de moi un homme respecté : je suis un bossu, un garçon affreux, le fils de la pendue et rien ne pourra y changer! Mon Anglais m’écoute sans sourciller, puis je l’entends chuchoter au garçon de me laisser dormir dans l’écurie.

Le lendemain, la belle cousine, furieuse, cogne à la porte d'Étienne pour l'insulter vertement, car les vilains lui ont fait croire qu'il était l'instigateur de ce scénario.

Je souligne que Ici est le nom de la chatte d'Étienne.

 

 

Tags: #Étienne
 


 
 
posté le 10-05-2018 à 22:24:49

Résumé : Le destin de Jeanne

 

 

LE DESTIN DE JEANNE
  

RÉSUMÉ :

             La peintre Jeanne Tremblay, alcoolique et indisciplinée, arrive à Paris pour retrouver son amie Sweetie, avec qui elle avait fait les cent coups au cours des années 1920. Le bonheur des retrouvailles ne dure pas longtemps, Sweetie se rendant compte que Jeanne est de plus en plus incohérente et ne semble pas vouloir remettre sur rails sa carrière de peintre lui ayant apporté une certaine gloriole, quelques années plus tôt. De plus, la crise économique de la décennie 1930 n’aide pas les deux amies à vivre décemment. La vie est alors faite d’imprévus et d’expédients leur permettant à peine de se nourrir et de se loger. Jeanne arrive tout de même à produire quelques toiles de qualité, à exposer à deux reprises, mais elle semble davantage intéressée à fréquenter les bistrots où elle joue les pique-assiettes pour se faire payer des consommations. Sweetie forme un groupe de jazz avec des musiciens noirs américains réfugiés et songe de plus en plus à retourner en Amérique, la vie devenant impossible en compagnie de Jeanne. Celle-ci refuse de l’accompagner et se retrouve seule à Paris, sans le sou.

            Suite à une aventure alcoolisée plus prononcée que d’habitude, Jeanne se rend compte qu’elle est enceinte. Sa vie change alors, pour le bien-être de son bébé. Elle travaille à gauche et à droite pour des minces salaires, mais rencontre des bonnes personnes pour lui venir en aide, comme la concierge de son immeuble, des adolescentes, deux vagabonds. Cependant, elle lutte pour résister à la bouteille, tout comme elle ressent encore le besoin de dessiner, activité qu’elle a volontairement délaissée. Parallèlement, son frère Roméo lui écrit sans cesse pour l’inciter à quitter l’Europe, menacée par la fureur nazie. Quand l’homme se présente, au cours de l’été 1939, il fait face à une femme qui ne ressemble plus du tout à la jeune peintre qu’il chérissait. Sa logique aura raison de l’amour de la France de Jeanne et elle devra le suivre, avec son enfant, pour retrouver Trois-Rivières.

  

CARACTÉRISTIQUES :

             Un personnage apparaissait dans Petit Train du bonheur, dans L’Héritage de Jeanne, mais surtout dans Perles et chapelet. Tant appréciée par le public, si bien qu’en réalité, l’épisode parisien, entouré de mystère dans ma saga, m’a été suggéré avec par un lecteur. Il s’agit d’un roman caractériel, car je ne désirais pas trop décrire la vie parisienne, qui se déroule de façon imaginaire au niveau de la rue, des petites gens.  Un roman à la troisième personne, de près de 450 pages.
Tags: #jeanne
 


Commentaires

 

1. elena13  le 11-05-2018 à 22:01:17  (site)

Merci pour l'histoire !!!
http://elena20.vefblog.net/

2. Marioromans  le 11-05-2018 à 23:43:20  (site)

Merci, mais tu n'as pas besoin d'indiquer la référence de ton site. Je sais que tu existes et je passe souvent chez toi, même si je ne laisse pas toujours un commentaire.

 
 
 
 

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